En 1989, une initiative privée aboutit à la création d’un parc d’attractions unique en Europe, centré sur une licence de bande dessinée belge. L’exploitation de ce site a traversé plusieurs changements de propriétaires, avec des résultats financiers contrastés et un impact notable sur la fréquentation.
Les droits d’utilisation des personnages ont longtemps été soumis à des clauses strictes, limitant le développement de nouvelles attractions. Pourtant, malgré des contraintes imposées par les ayants droit et des périodes de rénovation, certaines animations historiques sont restées inchangées depuis l’ouverture.
Parc des Schtroumpfs : un lieu emblématique entre imaginaire et réalité
À Maizières-lès-Metz, en Moselle, le parc des Schtroumpfs, aujourd’hui appelé Walygator Parc, occupe une place à part dans la mémoire collective. Premier parc d’attractions en France à revendiquer l’univers d’une bande dessinée, il ouvre ses portes le 9 mai 1989 sous l’enseigne Big Bang Schtroumpf. Ce choix audacieux bouleverse la scène des loisirs, bien avant que Disneyland Paris ou le parc Astérix n’entrent dans la danse.
Installé sur l’ancien site industriel de Sacilor, le parc doit sa naissance à des promoteurs qui voient grand. Son identité repose sur un concept inédit : proposer le Unique Village Schtroumpf au Monde, validé par la licence officielle de Peyo. Ici, tout a été pensé pour immerger les visiteurs dans l’univers des petits êtres bleus. L’approche tranche avec celle de grands parcs comme Walibi Belgium, Europa Park ou Movie Park Germany, misant sur une immersion totale.
Les années passent, les directions se succèdent. Plusieurs groupes prennent les commandes :
- Groupe Walibi
- Premier Parks
- Six Flags
- Star Parks
- Claude et Didier Le Douarin, figures du monde forain
Chaque passage laisse sa trace. Programmation revisitée, tarifs ajustés, nouvelles attractions ou animations remaniées… Jusqu’en 2002, la marque Schtroumpf reste le fil rouge, mais la pression des droits de licence et la montée en puissance des grands resorts européens font évoluer la donne.
Le parc change aussi de visage : nouveau nom en août 2006, puis réouverture sous le titre Walygator Parc l’année suivante. Derrière ce virage se cache le désir de s’émanciper d’une identité trop liée aux Schtroumpfs. Pourtant, l’attachement demeure. Beaucoup continuent de voir dans ce site une passerelle entre l’histoire des parcs en France et l’évolution du loisir familial à l’échelle européenne.
Comment conjuguer découverte ludique et apprentissage lors d’une visite en Belgique le 21 juillet ?
Le 21 juillet, jour de fête nationale belge, les parcs du pays deviennent le théâtre d’une expérience unique. À Walibi Belgium ou dans d’autres parcs partenaires du Benelux, familles et enfants vivent autrement le loisir : l’amusement se double d’une vraie dimension d’apprentissage. Les nouveaux parcs l’ont bien compris et proposent des parcours où chaque zone thématique invite à explorer, comprendre, s’ouvrir à d’autres horizons.
Un exemple frappant : à Walibi Belgium, la montagne russe Kondaa ne se contente pas de faire monter l’adrénaline. Elle s’inscrit dans un décor immersif, où chaque détail évoque l’Afrique et sa biodiversité. Même l’attente devient un moment à part, jalonné d’installations interactives et d’informations sur la faune ou la géologie. Les visiteurs repartent souvent avec de nouvelles connaissances, glanées au fil des attractions et spectacles imaginés spécialement pour cette journée festive.
Le soir venu, la fête continue. Le spectacle nocturne du 21 juillet retrace l’histoire de la Belgique, projetant sur les façades et dans le ciel une fresque où se mêlent récit, musique et lumières. En se promenant, petits et grands découvrent comment le territoire a évolué, des premiers peuples à la Belgique moderne, sans jamais perdre le fil de l’émerveillement.
Pour mieux comprendre ce qui distingue ces journées, voici les principaux atouts que proposent les parcs lors de la fête nationale :
- Attractions inédites : montagnes russes, zones interactives, expériences sensorielles créées pour l’occasion.
- Scénographie : décors immersifs, projections, narration centrée sur l’histoire locale et la transmission.
- Partenariats : collaborations avec des institutions culturelles pour enrichir l’expérience éducative.
Peu à peu, la frontière entre amusement et apprentissage s’efface. Derrière chaque frisson se cache un savoir transmis, derrière chaque jeu, une curiosité attisée. Les parcs belges, et particulièrement ceux qui innovent pour la fête nationale, rappellent que le loisir peut aussi être le point de départ d’un regard neuf sur le monde. Qui sait ce que retiendront les enfants, bien après la dernière attraction ?


